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  • Sylvain VIGANT

Suivi de la migration des passereaux paludicoles

Dernière mise à jour : 25 oct. 2022


En ornithologie, de nombreuses recherches sont effectuées à partir d’observations et de comptages. Cependant, ces techniques ne permettent pas de suivre individuellement les oiseaux, ce qui est fondamental pour connaître notamment longévités et déplacements.


Le baguage reste à ce jour la technique la plus éprouvée pour assurer ce suivi individuel sur un grand nombre d’individus.


Baguer consiste à poser sur le tarse ou le tibia des oiseaux une bague métallique numérotée. Sur chaque bague est gravée un numéro unique.


Le baguage, lorsqu’il est assuré par des personnes qualifiées, n’altère en rien le comportement des oiseaux. De nombreuses études ont montré que ni la survie, ni le succès de reproduction n’étaient affectées par le port d’une bague.


En France, le baguage existe depuis 1911. Depuis, plus de 6 300 000 oiseaux ont été bagués. Le flux annuel est de l’ordre de 100 000 nouvelles données de baguage, 5 000 données de reprise (oiseaux bagués trouvés morts) et de plusieurs dizaines de milliers de contrôles (oiseaux recapturés et relâchés porteurs de leur bague).


Toutes les données sont informatisées. Le C.R.B.P.O. (Centre de Recherche sur la Biologie des Populations d'Oiseaux), branche "ornithologie" du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, transmet une copie de ses données de baguage vers la base de donnée européenne (Euring Data Bank). Cette base centralise toutes les données de reprise européennes (au moins 38 centrales de baguage membres à ce jour).


Le suivi, entièrement réalisé sur fond propre, s'étale de début septembre à mi-novembre. Plus de 1000 oiseaux sont bagués chaque année sur un total d'environ une 40aine de journées de présence bénévole.



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